On a vu que n’avait pas de solution dans , et qu’il fallait donc chercher dans
On peut donc déduire qu’il n’est pas forcément possible de trouver des solutions dans , par exemple
Définition -- le symbole i
Pour pouvoir résoudre cela, on introduit la notion des nombres complexes, premièrement, , tel que
On considère ainsi , avec
On y trouve les opérations suivantes :
- : . Cette notation nous fait penser à l’addition des vecteurs. De plus on peut remarquer qu’il existe un élément neutre =>
- : On y trouve également l’élément neutre
Proposition pour le nombre réciproque
Soit , alors on a le réciproque de la multiplication donné par
On remarque que vu que , alors on peut diviser par
est un corps commutatif, mais n’est pas ordonné. exemple : est-ce que ? On remarque que
Avant de passer au formes d’un nombre complexe , il nous faut définir quelques notations :
- nous permet de garder uniquement la partie complexe de , tel que
- nous permet de garder uniquement la partie réelle de , tel que
- On a le module de : , qu’on peut imaginer comme la norme du vecteur , avec l’axe et l’axe
- On a l’argument de , l’angle entre l’axe et , noté . Cet argument n’existe que si
Formes des nombres complexes
On a trois formes qui nous permettent de représenter les nombres complexes :
La forme cartésienne, qui est celle qu’on a vu avant
La forme polaire, qui nous permet de représenter un nombre complexe par un angle (l’argument) et une magnitude (le module)
La forme polaire exponentielle, qui utilise le nombre d’Euler
Cette dernière formule nous permet de tirer la conclusion suivante
Multiplication de la forme polaire
Soient et , on a
On peut l’imaginer comme une rotation, et augmentation de magnitude.
Division en forme polaire
Pour les deux même , on trouve l’inverse de
On trouve donc que
Formule De Moivre
On a pour tout , on a la formule De Moivre donnée par
On peut aussi la trouver en forme polaire exponentielle :
Conjugaison
Pour un complexe , on trouve le conjugué de donné par
Sous la forme polaire, ou la forme polaire exponentielle, on a
Propriétés de la conjugaison
On peut aussi, en utilisant la forme conjuguée, trouver la partie réelle ou la partie imaginaire
Racines
Proposition
Si , alors pour tout , on a les racines
On peut voir ça par la formule De Moivre, vu que , on a
On peut visualiser les solutions sur un polygône régulier à côtés. Par exemple, la racine cubique se trouve sur un triangle équilatéral :

Équations polynomiales complexes
Si on veut trouver les solutions d’une formule de la forme , avec , on peut procéder comme dans les réels
Avec la racine carrée celle d’un nombre complexe. On peut aussi vite voir que si , alors on n’a qu’une solution, qui est
Théorème fondamental de l'algèbre
Pour tout polynôme , avec les coefficients , on peut l’écrire de la forme
avec tout
On peut donc utiliser cela pour vérifier la divisibilité
Exemple
Le polynôme est-il divisible par ?
On peut vérifier que , ce qui est le cas. Donc vu que est une racine, alors divise ce polynôme
Polynôme à coefficients réels
Proposition
Si est une racine de , un polynôme à coefficients réels (donc où ), alors le conjugué est également une racine du polynôme
Corollaire
Tout polynôme à coefficients réels peut donc être factorisé en produit de polynômes réels de degré ou
On peut voir cela intuitivement en suivant la proposition si dessus, car si est une racine de ce polynôme, alors l’est également, ce qui implique qu’on peut factoriser le polynôme par , dont le produit est réel => , qui est de degré 2
Si un diviseur est réel, alors son degré est
Sous-ensemble du plan complexe
Pour un complexe et , on considère les complexes
Ce sous-ensemble trace un cercle sur le plan de rayon